Il y a 62 ans se terminait une des périodes les plus noires de l'Histoire du monde. Notre société contemporaine tente d'éviter que de tels évènements ne se reproduisent, mais leurs cruels souvenirs ne doivent jamais s'effacer.
Ce devoir de mémoire s'applique avant tout aux atrocités commises dans les camps de concentration. Les générations futures ne doivent jamais oublier que des millions d'êtres humains sont morts pour des différences religieuses, ethniques, politiques ou philosophiques dans la lutte pour la Liberté.
Beaucoup d'entre ces victimes ont été assassinées deux fois; par leurs tortionnaires mais aussi par ceux qui les ont dénoncées, contribuant à leur déportation dans les camps de la mort.
Il est exact que des juifs furent arrêtés en Corse et envoyés en détention, par les collaborateurs directs des nazis, les Italiens, alliés des forces de l'Axe. Mais aucune milice pro gestapiste ne fut formée et surtout, aucune déportation vers les camps de la mort ne partit de l'Île.
Parmi toutes les régions d'Europe occupées à cette époque, la Corse est le seul département à pouvoir s'enorgueillir de tels faits, faits qui ont reçu en 2006, une première reconnaissance à l'occasion de l'inauguration d'une plaque à Ajaccio, par les époux KLARSFELD.
Le monde entier doit savoir que l'île de Corse, dans la droite ligne des pensées humanistes de Pasquale PAOLI, ne s'est jamais alliée à ces crimes de guerre, a lutté et n'a permis aucune déportation de juifs.
Cette île qui les acceuillit, il y a un peu plus de 200 ans en leur donnant droit à la citoyenneté est la même île qui les défendit, il y a 62 ans contre les atrocités du nazisme.
La Corse entière doit être honorée dans les mémoires et devrait être désignée comme Île Juste.